Navettes lacustres Thonon-Lausanne

Conseil municipal du 26 juin 2013 – Question de M. Arminjon –

Malgré un franc succès, dès leur mise en service en décembre 2008, les navettes lacustres rapides sur la ligne N2 (Thonon / Lausanne) ont été remplacées ce printemps par des bateaux de plus grande capacité (700 places) mais deux fois moins rapides (50 minutes contre 27 pour les Navibus).

Indépendamment de la question de la pertinence du modèle économique qui avait présidé à l’instauration des Navibus, on ne peut que regretter que la Compagnie générale de navigation (CGN) n’ait pas cru devoir associer mieux à sa décision les principaux intéressés que sont les usagers de la ligne. Force est en effet de constater que ce changement affecte directement la qualité de vie de nombre de nos concitoyens, qui ont pourtant fait choix de privilégier un transport en commun à la voiture particulière.

Il importe dès lors de tout mettre en œuvre pour éviter que ce choix ne devienne réversible, tant nos routes sont déjà saturées. Je pense en particulier à toutes les mesures qui pourraient, ne serait-ce que transitoirement, améliorer la situation des pendulaires.

A mon sens, nos efforts doivent porter dans trois directions :

  1. Interconnexion des différents réseaux de transport, avec en particulier un ajustement des horaires des bus urbains et du funiculaire ;
  2. Création de parking relais pour covoiturage ou liaison avec les bus urbains ;
  3. Ajustement des horaires de l’accueil périscolaire et des crèches pour tenir compte des contraintes de déplacement des pendulaires résidant à Thonon.

Le tout sans préjudice d’une négociation immédiate avec la CGN en vue d’améliorer le dispositif actuel, avec par exemple la remise en service d’un Navibus à 8h00 et 17h30 pour palier ces conflits d’horaires, notamment en saison touristique.

A terme, il nous faudra peser plus sur les décisions de la CGN en rappelant si besoin aux autorités helvétiques que toute coopération, même transfrontalière, n’a de sens que si chaque partenaire y trouve son compte. N’était-ce pas d’ailleurs votre rôle, en qualité de membre du Conseil d’administration de la CGN ?

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