Pour le meilleur et pour le pire…

Vue-aerienne

La presse s’en fait régulièrement l’écho, Thonon se métamorphose, l’habitat résidentiel cédant inexorablement la place aux immeubles collectifs.

Initiée par l’Etat en réaction au mitage qui sévit dans le Chablais, cette politique de densification des villes trouve un allié inespéré en la personne du maire de Thonon, que l’on sait très soucieux de défendre ses intérêts immobiliers.

De ce point de vue, l’adoption d’un nouveau Plan local d’urbanisme, juste avant les élections municipales de 2014, n’aura pas été sans conséquences.

Nous commençons d’en percevoir les effets dans le secteur de la gare, avenues Jules Ferry et d’Evian ou à Corzent.

Mais à trop construire, ne risque-t-on pas de perdre ce qui fait notre attrait, à savoir une qualité de vie étroitement liée à notre environnement, entre lac et montagnes ?

Nous avons déjà dénoncé les atteintes portées à des vues remarquables sur la Dent d’Oche boulevard Georges Andrier et à Marclaz. On pourrait y ajouter celles sur le château de Ripaille, gâchées par des programmes mal intégrés.

Si la ville doit se reconstruire sur elle-même, comme dans le secteur Dessaix, cela ne peut se faire qu’à la condition d’allier qualité architecturale et insertion dans le site.

Ailleurs, comme à l’Ouest de Thonon, nous avons regretté que l’urbanisation ne s’accompagne pas des services indispensables à l’afflux de population.

Partout, nous devons nous interroger sur les effets combinés d’un développement économique notoirement insuffisant et du ratio de 25% de logements sociaux imposé pour chaque nouveau programme.

A n’y prendre pas garde, la rente immobilière pourrait se tarir du simple fait que la qualité d’une ville ne se mesure pas au nombre de ses logements, mais à son taux de chômage, à l’excellence de ses services publics, notamment ses écoles, à son dynamisme commercial et à son offre culturelle.

Autant dire qu’il reste beaucoup à faire pour qui veut réellement servir l’intérêt général.

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