Urbanisme

L’urbanisme, clef de voûte de l’action communale

Pas de qualité de vie ni de développement économique sans aménagement raisonné du territoire. Thonon bénéficie d’un environnement exceptionnel, que nous ne parvenons pas à protéger et dont nous ne tirons pas suffisamment parti. (Voir nos interventions)

Depuis vingt ans, l’urbanisation de la ville s’est réalisée sans cohérence, au gré des promotions immobilières et sans jamais que l’infrastructure (voiries, réseaux) ne précède l’implantation des bâtiments. Des hameaux historiques, comme Concise et plus récemment Corzent, ont été dénaturés par des constructions mal intégrées à leur environnement immédiat.

Dans le même temps, l’équipe sortante s’est révélée incapable de réaliser des aménagements structurants, à même de renforcer les liaisons entre le centre-ville et Rives et de part et d’autre de la voie ferrée. Du coup, nous subirons de plein fouet l’augmentation du cadencement des trains dans le cadre du CEVA et nous ne parvenons pas à faire du port et des bords du lac le fer de lance de notre politique touristique.

L’absence de plage aménagée, l’impossibilité d’accéder en continu aux berges (servitude de marchepied) et la friche, que constitue la base des Clerges, sont autant de contradictions à l’objectif affiché de faire de Thonon une station nautique.

Les grands paysages, qui font le charme de notre ville, ne sont pas mieux lotis. Des atteintes irréversibles ont été portées à des vues majeures sur la Dent d’Oche depuis la rue des Arts et la RD 1005 au niveau de Marclaz. (Voir nos coups de gueule)

Grâce à une démographie dynamique (+1.000 habitants par an), notre ville peut prétendre à redevenir un pôle de développement régional. Encore faut-il que nous anticipions sur cette évolution (50.000 habitants à l’horizon 2030) en investissant dans les équipements et services de demain.

A nous de prendre notre destin en main. Thonon doit être le moteur d’une grande agglomération sud-lémanique, qui seule nous assurera la maîtrise de notre avenir.