Economie

L’économie notre priorité

Depuis 2001, nous ne cessons d’exhorter le maire à agir en faveur du développement économique. (Voir nos interventions)

La seule analyse du budget 2013 en dit long sur le peu de considération portée à ce secteur, pourtant vecteur d’emplois : 214.689 € sont affectés au service « Affaires économiques » (-9% par rapport à 2012), contre 402.047 € au cabinet du maire ou 434.154 € à la communication.[1] Ventilées par fonctions, les dépenses au titre de l’action économique représentent à peine 2,5% du total en 2012.[2]

Dans une économie ouverte, où les communes sont en concurrence pour préserver l’emploi et implanter de nouvelles entreprises, ce choix a de quoi inquiéter. Surtout que dans le même temps, la population s’accroît et que l’activité déployée sur le territoire communal est très peu diversifiée : le commerce et les services concentrent plus de deux tiers des établissements et 60% de ces établissements n’ont aucun salarié.[3] Du coup, à Thonon, la répartition des emplois actifs est très en deçà des niveaux enregistrés ailleurs dans l’industrie et le bâtiment.

Nos efforts devront donc porter sur la diversification des emplois, grâce à l’implantation de nouvelles entreprises. Pour cela, nous créerons une pépinière d’entreprises dans le secteur des nouvelles technologies, tandis que la zone industrielle de Vongy sera restructurée pour en optimiser les fonctionnalités et réduire les conflits d’usage entre entreprises dont les activités sont incompatibles.

La Suisse voisine est également pourvoyeuse d’emplois et il nous faut agir plus efficacement pour développer l’infrastructure de transport. Il est anormal en effet que nos concitoyens, qui travaillent dans les cantons de Genève, de Vaud ou du Valais, perdent en qualité de vie du fait de la non-prise en compte de leurs besoins.

Le commerce de centre-ville fera l’objet de toute notre attention. Quasi-sinistré du fait de décisions toutes plus inadaptées les unes que les autres, ce secteur peut retrouver son dynamisme d’antan. Il faut pour cela reconfigurer le foncier commercial et optimiser les surfaces disponibles, afin d’implanter de nouvelles enseignes plus attractives. La variété des commerces est également un facteur d’attractivité et nous utiliserons le droit de préemption sur les fonds commerciaux pour garantir une offre diversifiée.


[1] Source : budget primitif 2013, pages 12 et 14
[2] Source : compte administratif 2012, page 37
[3] Source : statistiques INSEE, octobre 2012