Les dessous de la carte scolaire

Conseil municipal du 25 juillet 2012 – Intervention de M. Arminjon –

Délibération relative à la programmation pluriannuelle des investissements dans les établissements scolaires

Nous voulons d’abord souligner l’intérêt d’une telle étude, qui procède d’une démarche prospective que nous appelons de nos voeux depuis longtemps déjà (Cf. nos interventions lors des débats budgétaires). Outil d’aide à la décision précieux, qu’il conviendrait de généraliser à l’ensemble les domaines d’intervention de la Commune, en particulier là où les investissements sont lourds.

Il est regrettable en revanche qu’elle intervienne si tard (17 ans après votre arrivée aux affaires), car nul doute que certains choix auraient été modifiés si nous avions disposé à l’époque d’une telle analyse. Nous pensons notamment à la réhabilitation du groupe scolaire de Létroz, dont l’opportunité est directement remise en cause par l’étude, qui confirme l’absence totale de capacité d’évolution de l’établissement du fait d’un foncier insuffisant, alors que le besoin semble plus prégnant à l’ouest de la ville.

Plus étonnant est le fait que vous ne nous livriez pas l’intégralité des conclusions de l’étude. Celle-ci fait en effet clairement apparaître que, globalement, la capacité d’accueil actuelle est suffisante pour absorber les besoins à l’horizon 2016 et même 2021*, pour peu que l’on joue sur la carte scolaire.

En d’autres termes, vos préférez construire un nouveau groupe scolaire plutôt que de vous essayer à un exercice, certes délicat politiquement, mais neutre financièrement… Il nous semble préférable, dans ces conditions, d’engager une réflexion d’ensemble sur la sectorisation en orientant plus d’élèves là où les marges d’accueil sont importantes.

Approche qui devra naturellement trouver sa traduction au plan local d’urbanisme, grâce à des choix clairs en termes d’ouverture à l’urbanisation et de gestion de la densité de l’habitat dans les secteurs déjà urbanisés. Resterait alors à intervenir à la marge, là où l’accueil peut être amélioré, afin de couper court à des stratégies d’évitement toujours néfastes pour l’équilibre général du dispositif.

* 1110 places en maternelle pour un besoin prévisible de 1038 en 2016 et 1139 à l’horizon 202
1680 places en élémentaire pour un besoin prévisible de 1496 en 2016 et 1663 à l’horizon 2021

Commentaires fermés