Le compteur qui fâche

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Vous êtes nombreux à vous inquièter du déploiement par ENEDIS (ex ERDF) des nouveaux compteurs électriques dits « communicants ».

Issue d’une directive européenne de juillet 2009, cette évolution accompagne la libéralisation du marché de l’énergie, avec pour objectifs : un accès non-discriminant aux réseaux nationaux pour les opérateurs et le libre choix du fournisseur pour les consommateurs. Outre la sécurité des approvisionnements par l’interconnexion des réseaux et la diversification des sources, le législateur vise à pomouvoir une utilisation plus efficace de l’énergie et une baisse de son coût.

Pour ce faire, la France a rendu obligatoire la mise en œuvre de compteurs de type LINKY, soit près de 35 millions de foyers à équiper d’ici à 2021. Grâce aux données de consommation qui le concerne, chacun devrait pouvoir disposer gratuitement d’une information fiable et claire sur les prix et coûts des services correspondants, avec possibilité de faire jouer la concurrence.

Malheureusement, les pratiques des sous-traitants d’ENEDIS et son refus d’assumer sa responsabilité en cas de problème soulèvent une véritable fronde d’une part grandissante de nos concitoyens. En cause, l’absence d’avis de passage préalable aux interventions, entraînant coupures de courant intempestives et dommages électriques aux appareils les plus sensibles (boîtier Internet, domotique, chauffe-eau, TV…), lorsqu’il ne s’agit pas d’erreurs de paramétrage du compteur en lien avec les options du contrat (puissance, heures creuses/heures pleines, délesteur…)1

On peut donc regretter que les pouvoirs publics, notamment les communes déléguant ce service, ne se soient pas plus mobilisés pour garantir une prestation de qualité.

Saisi de la question, le maire de Thonon l’a esquivée en organisant une commission, dont le compte-rendu peine à convaincre, tant il est inspiré par l’argumentaire pro domo d’ENEDIS.

1 Cf. enquête UFC-QUE CHOISIR, n°262 Octobre 2017

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