La Source de la discorde

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La fermeture programmée de l’école de La Source suscite de vives réactions, qu’il s’agisse de parents d’élèves, d’enseignants ou de l’Éducation Nationale, désignée à tort comme décisionnaire, alors qu’il s’agit en réalité d’un choix de gestion que la municipalité n’assume pas.

Pour s’en convaincre, il faut se référer au passé, lorsque le maire a lancé un programme de réhabilitation et d’extension de la plupart des groupes scolaires.

À l’époque, nous étions seuls à émettre des réserves sur l’opportunité de ces investissements (près de 30 millions d’euros) et ce, pour plusieurs raisons.

En premier lieu, l’étude prospective qui a servi d’aide à la décision ne conclut pas formellement à la nécessité d’augmenter la capacité d’accueil de la commune, un ajustement des périmètres scolaires étant suffisant à absorber les effectifs prévisibles à l’horizon 2021. (Cf. notre intervention du 25/07/12)

En second lieu, l’étude préconisait, à terme, non pas l’extension des établissements existants, mais la création d’un groupe scolaire à l’Ouest de la ville.

La municipalité a donc opté pour une solution plus coûteuse, qui ne répondra pas aux besoins engendrés par l’urbanisation effrénée de l’Ouest Thononais.

L’autre inconvénient est la concentration d’élèves dans des structures insuffisamment dotées en moyens humains et pédagogiques du fait même de l’économie d’échelle recherchée.

Ainsi du choix de retirer les bibliothécaires des écoles, alors que la lecture entre quatre et sept ans détermine tous les apprentissages ultérieurs. Il est donc regrettable que le maire agisse comme l’État impécunieux, dont il dénonce pourtant régulièrement le désengagement en matière de services publics.

L’éducation de nos enfants est une priorité et seules des structures à taille humaine, dotées en personnels investis et associés aux choix les concernant, leur permettront de s’y épanouir.

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