Entre identité et cadre de vie

Conseil municipal du 28/11/07 : Question de M. Arminjon

Monsieur le maire,

J’ai l’honneur de vous saisir – par application de l’article 21 du règlement intérieur de notre assemblée – d’une question orale en vue du conseil municipal du 28 novembre 2007 :

Nombreux sont les Thononais qui, comme moi, s’inquiètent de l’impact du programme immobilier que vous avez autorisé dans l’îlot de la rue du Chablais et du boulevard Georges Andrier.

Outre l’excessive densité du bâti, cette opération pose la question du respect des normes de protection paysagère que vous avez vous-même instaurées.

L’étude du plan paysage réalisée fin 2000 s’était en effet attachée à repérer des entités paysagères remarquables dont il convenait d’assurer la protection et la valorisation. En centre ville, la perspective ouverte sur la Dent d’Oche depuis la rue des Arts était présentée comme « certainement l’une des plus belles ». (Cf. annexe 1 : extrait de l’étude plan paysage)

Or, vous venez de nous en priver pour plusieurs décennies, comme en attestent les prises de vues avant et après travaux. (Cf. annexe 2 : photographies)

Outre qu’il porte atteinte à l’identité de notre ville, ce choix est préoccupant en ce qu’il pourrait aussi nous priver d’une solution de passage sous la voie ferr

Je rappelle en effet que vous aviez renoncé à une réserve foncière établie par la municipalité précédente au carrefour du chemin Vieux et de l’avenue du Clos Banderet, en arguant de ce qu’il serait toujours possible de réaliser cet ouvrage au niveau du boulevard Georges Andrier.

Aussi vous serais-je reconnaissant de bien vouloir informer notre assemblée de la manière dont vous envisagez désormais de réaliser cet aménagement indispensable à l’amélioration du trafic routier.

Vous voudrez en outre nous indiquer quelles mesures vous entendez adopter pour protéger effectivement les entités paysagères qui n’auraient pas encore été sacrifiées à la spéculation immobilière

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