Economie et emploi

Dynamisme économique, des apparences trompeuses

Attractif par la beauté de son environnement et de ses paysages, notre département subit une pression démographique très forte : +17,8% en 15 ans, soit 9 000 habitants de plus chaque année, et s’expose du même coup à des déséquilibres structurels importants : déficits en moyens de transport, logements et services… Le manque de structures d’enseignement supérieur génère par ailleurs une fuite des 15/24 ans, contraints de s’exiler pour obtenir une formation qualifiante, et souvent, un premier emploi. Ainsi, au vieillissement de la population s’ajoutent la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée et la perte d’activités. Le dynamisme de notre région ne doit donc pas masquer la situation contrastée du Chablais, pénalisé par son enclavement et fragilisé par une activité insuffisamment diversifiée.

Une situation contrastée

Notre situation frontalière a un impact direct sur l’emploi et l’aménagement de notre territoire. Ainsi, rapporté à la population totale, l’arrondissement de Thonon compte nettement moins d’emplois salariés privés que ceux d’Annecy et de Bonneville. Nous sommes donc beaucoup plus exposés à un revirement de conjoncture suisse, Thonon accueillant près du quart des frontaliers, dont l’essentiel (65%) travaille dans le canton de Genève.

L’immobilier constitue un autre pôle d’activité fort, en progression continue. Avec près de 1250 logements en construction fin 2006, Thonon se signale par une urbanisation débridée à l’origine de tensions sur les prix du foncier et de la construction. Avec près d’un emploi sur quatre, le commerce reste prépondérant dans le Chablais, même si le secteur alimentaire perd des établissements au profit des biens de consommation, en particulier des matériaux de construction. Le secteur des services, notamment à la personne, est également en progression, avec dans l’ensemble 45 % d’augmentation en 10 ans.

Lutter pour l’emploi, notre priorité

Toutefois, globalement, la création d’entreprises est en recul dans le Chablais, ce qui doit nous inciter à être beaucoup plus actifs, non seulement pour préserver l’emploi, mais aussi pour assurer la reconversion des sites délaissés. Les élus doivent être jugés en effet sur leur capacité à accueillir des entreprises et à développer l’emploi sur leur territoire. Or, le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats ne sont pas à la hauteur ; le maire sortant se contentant de soutenir que l’économie n’est pas de sa compétence ! Pareil attentisme n’est plus de mise et nous veillerons à ce que la commune prenne toute sa part dans cette lutte pour le développement économique.

Miser sur les très petites entreprises

En complément des dispositifs relevant de l’Etat et de la Région, nous mettrons donc en place des mesures d’aide à l’implantation d’entreprises. En particulier, nous favoriserons la création de très petites entreprises, qui constituent un tissu économique solide, car non délocalisable et pourvoyeur d’emplois. Outre les aides à l’immobilier, nous créerons des « pépinières d’entreprises » dans les domaines de l’artisanat, des nouvelles technologies et des services à la personne. Regroupées en un lieu, les entreprises d’un même secteur bénéficieront d’un environnement sécurisant, doté de tous les services communs nécessaires à leur développement : secrétariat, moyens de communication, salles de réunion, prestations de conseil…

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