Dessaix le projet mort-né

Vue-aerienne

Présentée comme le fer de lance d’une politique d’extension et de dynamisation du centre-ville, la réhabilitation du quartier DESSAIX est aujourd’hui au point mort. Seize ans après sa création, la zone d’aménagement différé (ZAD), censée assurer efficacité et protection contre la spéculation foncière, est un échec sans précédent.

Le maire et ses majorités successives depuis trois mandats ont cumulé les erreurs, malgré nos alertes répétées. Dans une tribune de mars 2011, publiée sous le titre « Chronique d’un fiasco annoncé », ne dénoncions-nous pas déjà la gestion désastreuse de ce projet ?!

Passant outre toutes nos recommandations, le maire a, depuis, consenti au groupe ADIM LYON (filiale de VINCI associée à l’architecte Jean NOUVEL) une promesse de bail emphytéotique, dont le montage juridique et financier en a dérouté plus d’un, au premier rang desquels les services de l’Etat.

Résultat : après 5 ans de tergiversations, l’opérateur jette l’éponge sans devoir le moindre dédommagement à la Commune, qui continue d’assumer le portage foncier (13M€) et les coûts de démolition et de dépollution du site.

Ainsi, à chaque élection sa chimère : en 2001, le maire se rêvait bâtisseur (sic), en 2008, il se faisait écolo grâce à un éco-quartier, avant de dégainer l’arme fatale de 2014 : la star de l’architecture ! Une étoile filante évidemment.

Le plus inquiétant est que le programme à réaliser dépend étroitement de la déclaration d’utilité publique (DUP) qui a permis les expropriations. Ainsi, ce sont près de 40.000 m2 qui pourront être construits par tranches ou même à la découpe par plusieurs opérateurs, au risque de perdre toute cohérence urbaine et architecturale…

Le pire est donc probablement à venir si l’on se réfère à l’urbanisme débridé qui sévit depuis 1995 et contribue, chaque jour un peu plus, à enlaidir la ville et déprécier notre qualité de vie.

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