Débat d’orientation budgétaire 2008

Conseil municipal du 24 octobre 2007

Délibération relative au débat d’orientation budgétaire pour 2008

Monsieur le maire, Chers collègues,

En complément des observations déjà présentées, je souhaiterais attirer l’attention de notre assemblée sur une tendance qui me parait préoccupante et augure mal de la capacité de notre collectivité à relever les défis de demain.

Je m’interroge en effet sur l’évolution de la « dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale » qui a augmenté de 1000 % pour Thonon entre 2006 et 2007 : 98.151 € contre 955.091 €. (Rapport page 7)

Censée aider les communes confrontées à une insuffisance de leurs ressources et à des charges élevées (Article L 2334-15 CGCT), cette dotation atteste de l’appauvrissement de notre ville et me semble annonciatrice d’une dépendance accrue à l’égard de l’Etat qui, en contrepartie de l’aide, exige des communes bénéficiaires qu’elles maintiennent une pression fiscale élevée.

Les signes de cet appauvrissement se retrouvent d’ailleurs au niveau des ratios financiers présentés en page 19 du rapport. En particulier, le « potentiel fiscal » – qui permet de mesurer la richesse de la commune par rapport aux autres, de taille comparable – se situe très en deçà (-30 %) du niveau moyen de la strate : 665 € / habitant contre 935 € pour 2006.

Les fermetures d’entreprises – non compensées par l’implantation d’activités nouvelles – influent évidemment fortement sur cet indicateur du dynamisme de nos bases fiscales.

Parallèlement, je note que nous ne faisons pas assez d’efforts pour doter notre ville des équipements indispensables dans un contexte démographique pourtant favorable : +2253 habitants entre 1999 et 2006.

Là encore, notre commune fait moins bien que les autres, dépensant 10% de moins pour ses habitants : 333 € / habitant en 2006 contre 366 € en moyenne.

Je me demande dans ces conditions si votre choix de ne pas emprunter en 2006 était judicieux.

Dans un contexte de taux d’intérêts repartis à la hausse, il y a fort à parier, en effet, que le financement des futurs équipements ne devienne plus onéreux, sans compter que les retards pris ne se rattraperons pas aisément, notre taux de réalisation des investissements étant déjà en baisse par rapport à 2005 : 78% contre 81%. (Cf. compte administratif 2006)

Autrement dit, se désendetter pour se désendetter n’est pas la solution, surtout si cela ne conduit qu’à différer les investissements dont nous avons besoin aujourd’hui.

 

Commentaires fermés