Chers déchets

Déchets

La loi confie aux communes le service public d’élimination des déchets ménagers avec faculté de transférer à une intercommunalité tout ou partie de cette compétence comprenant la collecte, le traitement et les opérations de transport, tri ou stockage qui s’y rapportent.

A Thonon, la collecte est assurée par les services municipaux, tandis que le traitement est confié à deux syndicats : le syndicat d’épuration des régions de Thonon et d’Evian (SERTE), qui gère la déchetterie, la plateforme de compostage et le quai de transfert, et le syndicat de traitement des ordures ménagères du Chablais (STOC) en charge de l’incinération. En pratique, l’exploitation est confiée au privé, par le biais de délégations de service public ou de marchés publics, qu’il s’agisse de la déchetterie, du poste de transfert, du tri, de l’incinération ou de l’évacuation du verre…

L’imbrication des structures, la multiplication des intervenants et le manque de pertinence de certains périmètres génèrent une forte opacité, qui se conjugue mal avec l’objectif du meilleur service au moindre coût. Ainsi, peut-on s’interroger sur l’augmentation continue de la dépense, alors que la production de déchets est en constante diminution (-10% par habitant de 2001 à 2011).

En termes de performance, le taux de valorisation des déchets traités ne convainc pas mieux avec en 2011 43,9% en matière et 42,1% en énergie, contre respectivement 44,2% et 44,4% en 2007. On ne peut que regretter dans ces conditions le choix du maire d’abandonner le tri sélectif du papier en 2009; mesure aussi coûteuse (+61.042 €) que contreproductive au plan écologique.

Soucieux de faire peser la charge du service sur ses utilisateurs plutôt que sur le contribuable, nous proposons depuis plusieurs années déjà la mise en place d’un système plus incitatif sur le principe du pollueur-payeur. Une redevance proportionnée au poids de déchets produit doit donc être préférée à une taxe uniforme et déresponsabilisante.

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