A bons comptes

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Le Conseil municipal de mai a été l’occasion de retracer les comptes de l’année 2014.

Election oblige, l’effort d’investissement promis à l’époque avait été qualifié d’historique. Mais à l’heure du bilan, les résultats ne sont pas au rendez-vous avec un taux de réalisation de 67%, soit le plus fable jamais enregistré depuis vingt ans. (Ndlr : à comparer aux 84% de 2012)

En revanche, d’autres promesses ont bien été tenues, notamment à l’égard du personnel communal – objet de toutes les attentions en période électorale – grâce à la mise en place d’un nouveau régime de protection sociale et de prévoyance et à la revalorisation de certaines catégories.

Du coup, les dépenses de personnel (20 M€) augmentent de +3,30% pour représenter 44% du budget de fonctionnement, malgré une politique d’externalisation soutenue depuis plusieurs années au travers des délégations de services publics.

Globalement et comme à l’accoutumée, les dépenses de fonctionnement (+1,81%) augmentent à un rythme toujours supérieur aux recettes, qui diminuent pour la première fois (-3,13%).

Conséquence : l’épargne disponible s’effondre à 3,9 M€, soit -46,68% par rapport à 2011. Pas sûr qu’à ce rythme, la municipalité puisse longtemps prétendre avoir durablement désendetté la ville… Car dans un contexte de baisse des subsides de l’Etat, l’emprunt devient la variable d’ajustement pour financer les investissements.

Encore faut-il que ceux-ci correspondent à des besoins d’équipement réels ; ce que nous contestons. (Cf. notre intervention au Conseil municipal du 17 décembre 2014)

C’est dire si nos mises en garde depuis 2001 étaient fondées.

En refusant d’investir dans le développement économique et la création d’emplois sur son territoire, la Commune a pris le risque de la dépendance à l’égard de l’Etat et de la Suisse voisine.

Or, tandis que le premier devient impécunieux, la seconde subit un resserrement de conjoncture en lien avec l’appréciation de sa monnaie…

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